Sessions d’information dans le cadre de programmes européens

Ces rencontres d’information ont été organisées dans le cadre du programme européen financé par l’Union Européenne, la France et les professionnels du secteur des fruits et légumes frais, intitulé « Relance de la consommation des fruits et légumes frais en France ».


La qualité des fruits et légumes dépend-elle aussi de notre confiance dans les produits et les acteurs de la filière ? - 22 octobre 2014


Introduction

En réponse à la crise économique qui a touché la filière européenne des fruits et légumes en 2011, l’Europe a consacré un budget conséquent (2012-2014) afin de redonner des repères au consommateur européen grâce à une information plus fiable.

En étroite collaboration avec les membres du Comité Scientifique et du Comité Consommateur, Aprifel a organisé ainsi trois rencontres consécutives en vue de sensibiliser les consommateurs à la démarche scientifique, système d’interrogations et de doute plutôt que de certitudes.

Ces trois journées de rencontre ont une spécificité commune, celle de réunir l'ensemble des opérateurs publics et privés qui agissent de manière conjointe et solidaire, ainsi qu’une représentation européenne. Ces rencontres favorisent les échanges au sein d'une filière qui doit en permanence prendre de l'avance sur le temps et gérer l'instantané et le périssable.

Grâce aux intervenants de renom qui ont pris part à la première journée de ces rencontres, nous avons fait la lumière sur tous les types de risque alimentaire qui appellent le consommateur à devenir "Consom'Acteur" et dont la gestion est l'affaire de tous.

Il existe aujourd’hui un large consensus autour des bénéfices des fruits et des légumes pour la santé. L’attention du consommateur semble se porter désormais sur le goût. La deuxième journée de ces rencontres a donc été consacrée à la qualité gustative des fruits et des légumes et plus précisément à l’évolution des critères de mesure de la qualité gustative et à l’étude des préférences variables et diverses des consommateurs. Cette journée a  montré comment le goût d’un produit donné peut devenir une valeur stratégique quand son identification en rayon est réussie et sa différenciation gustative suffisamment marquée pour permettre la fidélisation du consommateur.

La notion de confiance et de méfiance en matière d'alimentation est une idée récente, liée à l'urbanisation, à la mondialisation et à l'industrialisation du secteur agroalimentaire. Elle varie considérablement selon les pays. C'est pourquoi nous consacrons cette troisième et dernière journée à cette notion de confiance dans les fruits et légumes en y accueillant le point de vue d'un pays voisin, la Norvège. 

Le Comité Scientifique de l’Aprifel


Programme et présentations des intervenants

Rencontre d’information du 22 octobre 2014
Les Salons Hoche - 9 avenue Hoche - 75008 Paris

8h30 - 9h00 : Accueil

9h00 - 9h30 : Ouverture - Introduction
Ch. Teyssedre, S. Barnat, N. Bricas

9h30 - 11h00 : Redonner de la confiance au mangeur : point de vue de la recherche

09h30-10h00 : Pourquoi une perte de confiance dans notre alimentation ?
Claude  Fischler – IIAC - Centre Edgar Morin

10h00-10h30 : La construction de la confiance dans le contexte d'une industrialisation rapide de l'alimentation : quelques leçons des pays émergents
Nicolas Bricas Cirad 

10h30-11h00 : Quelles leçons opérationnelles retenir du projet de recherche européen "Trust in food" ?
Unni Kjaernes - Institut national norvégien de la recherche sur la consommation

11h00 - 11h30 : Pause fruits

11h30 - 13h00 : Quelle communication consommateur pour établir la confiance ?

11h30 - 11h45 : Introduction 

Construire une communication fiable entre les crises sanitaires
Loïc Gouello - Président du GT Communication du CNA

11h45 - 13h00 : Table ronde : Témoignages des professionnels des F&L et  médias 

13h00 - 14h15 : Déjeuner

14h30 - 16h00 : Instaurer et restaurer la confiance : le point de vue des associations de consommateurs

14h30 - 14h45 : Introduction

Principaux résultats du Baromètre de confiance
Emmanuel Rivière - TNS Sofres                                              

14h45 - 16h00 : Table ronde : Témoignages des représentants d'associations de consommateurs 

16h00 - 17h30 : Comment installer la confiance dans la durée ?

16h00 - 16h15 : Introduction : Bernard Chevassus-au-Louis

16h15 - 17h30 : Débat : Animé par Rémi Mer - Journaliste

17h30-18h00 : Conclusions : N. Bricas

18h00-19h00 : Cocktail de clôture


Dossier du participant

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Communiqué de presse

Communiqué de presse
Paris, le 3 novembre 2014

 

 LES FRUITS ET LÉGUMES FRAIS :

QUELLE CONFIANCE DES CONSOMMATEURS ?

 


CONCLUSIONS DE LA JOURNÉE D’INFORMATION
« La qualité des fruits et légumes dépend-elle aussi de notre confiance dans les produits et les acteurs de la filière ? »
MERCREDI 22 OCTOBRE 2014, PARIS

 

Organisée par Interfel & Aprifel
avec le soutien de l’Union européenne
et du Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt

Pour la troisième et dernière édition des journées d’information, organisée le 22 octobre 2014 aux Salons Hoche à Paris, Interfel et Aprifel ont réuni près de 200 participants pour échanger autour du thème : « La qualité des fruits et légumes dépend-elle aussi de notre confiance dans les produits et les acteurs de la filière ? ».

Cette rencontre, présidée par Nicolas Bricas, chercheur au Cirad et président du Comité Consommateurs de l’Aprifel, a permis aux professionnels de la filière, institutionnels, scientifiques et représentants d’associations de consommateurs d’échanger autour de la notion de confiance : comment instaurer la confiance du consommateur et l’installer dans la durée ?
Comment la restaurer suite à une crise, comme ce fut le cas en 2011 avec la crise E. Coli qui avait touché à tort la filière légumes ? Quelle communication mettre en place à l’intention du consommateur ?

La notion de confiance et de méfiance en matière d’alimentation est une idée récente, liée à l’urbanisation, à la mondialisation et à l’industrialisation du secteur agroalimentaire. Elle varie considérablement selon les pays, c’est pourquoi cette troisième rencontre a également accueilli le point de vue d’un pays voisin, la Norvège.

« Instaurer la confiance, c’est dialoguer »
C’est par ces mots que Nicolas Bricas a conclu les échanges et débats de la journée, soulignant  la nécessité de multiplier les occasions d’écoute et de dialogue entre professionnels, mais aussi entre professionnels et consommateurs, à toutes les échelles (locales et nationales), en mobilisant toutes les parties prenantes du système alimentaire, pour rechercher davantage de cohérence et trouver des synergies : la construction et l’entretien de la confiance se bâtissent en effet sur la cohérence des discours et des points de vue.

La confiance : une question permanente
La question de la confiance ne doit pas être posée qu’en période de crise. Les pouvoirs publics veillent constamment à la sécurité alimentaire en organisant des contrôles réguliers de la qualité, en essayant d’anticiper les risques, en favorisant la prévention, la surveillance et l’information la plus objective possible. Parallèlement, les professionnels de la filière ont mis en place des démarches d’autocontrôle telles que FeL PARTENARIAT®, qui permet aux acteurs du commerce interentreprises de fruits et légumes frais de valoriser  leur engagement vis-à-vis des obligations réglementaires et de répondre aux attentes de leurs clients en matière de qualité, d’hygiène, de sécurité sanitaire et de traçabilité.

Les Français ont confiance dans les fruits et légumes frais
Un baromètre de confiance, réalisé en septembre 2014 par TNS Sofres à la demande d’Interfel et de FranceAgriMer et dévoilé à l’occasion de la journée d’information, révèle que si les Français souhaitent davantage d’informations sur les produits qu’ils consomment, ils sont plus de 9 sur 10 à avoir confiance dans les fruits et légumes frais. Des résultats très favorables qui hissent les fruits et légumes en tête des produits alimentaires en termes de confiance, et qui doivent encourager la filière à poursuivre ses efforts.

Les médias, levier nécessaire pour ré-enchanter l’alimentation
Même si les médias sont le plus souvent friands d’informations « choc », ils peuvent aussi contribuer à ré-enchanter l’alimentation en relayant notamment les « success stories » de professionnels de la filière. Professionnels qui, quant à eux, doivent travailler à la valorisation de leurs compétences plutôt qu’à celles de leurs institutions, ces compétences étant à la base même de la confiance des consommateurs.

Offre et demande : une relation complexe
Si les consommateurs ont des attentes et des préoccupations auxquelles les professionnels doivent répondre, les travaux actuels des psychosociologues tendent à montrer que les demandes des consommateurs sont aussi façonnées par l’offre qui leur est proposée. Il est donc important que les responsabilités, et notamment celle de la filière, soient reconsidérées sur ce point.
 

Contacts presse :

De Bouche à Oreilles
Claire BOUC
06 84 59 91 21
claire.bouc@de-bouche-a-oreilles.com

Interfel
Julie FROUCHT
01 49 49 15 20
j.froucht@interfel.com  

A propos d’Interfel
Créée en 1976, Interfel rassemble et représente les métiers de l’ensemble de la filière fruits et légumes frais, de la production jusqu’à la distribution (producteurs, expéditeurs, grossistes, primeurs, chefs de rayon dans les enseignes de la distribution). Organisme de droit et d’initiative privés, elle est reconnue association interprofessionnelle nationale agricole par le droit rural français, ainsi que par l’Union européenne depuis le 21 novembre 1996 dans le cadre de l’OCM (Organisation Commune de Marché) unique. Interfel a pour missions notamment d’élaborer des accords interprofessionnels qui font force de loi et de mettre en œuvre des actions de communication informative et publi-promotionnelle.
www.interfel.com / www.lesfruitsetlegumesfrais.com

A propos d’Aprifel
Créée en 1981, Aprifel, l'Agence Pour la Recherche et l'Information en Fruits et Légumes, œuvre pour la vulgarisation des données scientifiques relatives aux fruits et légumes auprès des professionnels de la santé, de la filière et des associations de consommateurs.
Son rôle d’interface est reconnu à l’échelle internationale dans le domaine de l’information scientifique grâce à la base de données Nutrifel (compilation des études scientifiques), aux revues mensuelles (IFAVA Scientific newsletter et Equation Nutrition), aux comités d’experts (Comité scientifique et Comité Consommateurs) et aux conférences (Egea, Rencontres de l’Aprifel).
www.aprifel.com

Crédits photo : Régis d’Audeville


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Conclusions

On ne peut pas nier l’existence d’une crise de confiance malgré un système alimentaire de plus en  plus sûr.

Le dialogue entre toutes les parties prenantes de notre système alimentaire est nécessaire afin de chercher des cohérences et de jouer les synergies. Ce présent colloque a contribué à créer ce dialogue mais il faut continuer  à différentes échelles que ce soit aux échelles nationales, professionnelles mais aussi aux échelles locales.

« La confiance se joue sur la cohérence des points de vue des différents  acteurs », déclare Nicolas Bricas.

  1. « On ne peut pas gérer la confiance, uniquement en essayant de bien gérer les crises  »
    Les pouvoirs publics contribuent à garder la confiance en tirant partie des leçons des crises et en transmettant l’information la plus objective, y compris quand cette information est controversée, ce qui est de plus en plus inhérent à notre société. En effet, les progrès techniques vont de plus en plus vite, les arrivées d’innovations sont de plus en plus fréquentes ce qui fait que nous avons du mal à avoir du recul. Nous sommes donc condamnés à gérer des situations d’incertitudes.

  1. Valorisation des compétences des professionnels plutôt que des institutions
    « On n’est pas là pour faire de la promotion institutionnelle », déclare Pascal Berthelot.

    Il ne s’agit pas de vendre les institutions de chacun, mais de mettre en avant les compétences des professionnels (gestiondes flux, des risques, de la qualité…) afin d’installer la confiance.

    SI le représentant des médias estime qu’ils ne sont pas là pour vendre des bonnes nouvelles, il faudrait pourtant que les médias contribuent à « réenchanter l’alimentation », comme l’a exprimé Claude Fischler. Les « success story » doivent pouvoir devenir des produits vendables.
  1. La coresponsabilité des consommateurs et des professionnels
    Il est d’usage de dire que « l’offre répond aux attentes des consommateurs », mettant ainsi toute la responsabilité du côté du consommateur.

    Les experts en psychosociologie ou en sociologie du comportement alimentaires sont en train de remettre en cause cette idée, et montrent que la demande est aussi construite par l’offre.

« C’est l’offre qui façonne aussi  la demande. »

          Il existe donc un partage des responsabilités entre les professionnels de la filière et les consommateurs.  

  1. La confiance d’un point de vue économique
    La méfiance ou la défiance a un coût pour le fonctionnement économique dans le secteur des fruits et légumes, mais la construction, l’instauration et le maintien de la confiance a également un coût.

    Nous sommes dans des situations de société dans lesquelles les inégalités s’accroissent de façon très importantes. « La question économique, peu traitée lors de ce colloque, doit être mise à l’agenda de nos discussions pour de futurs colloques. » conclue Nicolas Bricas.


Autres conclusions sur le site de Fel Partenariat®.


Vidéo

Le défi de la qualité gustative des fruits et légumes - 29 octobre 2013


Introduction

Dans le cadre des journées d’informations prévues dans le programme triennal européen « Relance de la consommation des fruits et légumes frais en France », Aprifel avait consacré la première édition à la qualité sanitaire des fruits et légumes en ayant envisagé tous les types de risques alimentaires pour consolider la confiance du consommateur à l’égard de son alimentation. Cette rencontre avait été d’autant plus percutante qu’elle avait intégré la perception du risque, facteur déterminant dans le choix du consommateur.

Pour la deuxième édition, Aprifel a proposé de consacrer la journée à la qualité gustative des fruits et légumes. L’objectif était de fournir une information claire et transparente sur l’évolution des connaissances quant aux critères de mesure de la qualité gustative et les demandes des consommateurs dans le respect de la valeur des produits. Pour cela, des représentants venus de différents horizons et qui œuvrent dans des secteurs complémentaires ont été réunis.

Plus de 200 personnes (représentants des associations de consommateurs, professionnels de la santé, institutionnels, scientifiques et médias) ont participé à cette journée.


Programme de la journée

8h00 - 8h30 Accueil

8h30 - 9h00 Ouverture - A. Delahaye, S. Barnat
Mot du Président d’honneur - J. Thiault

9h00 - 9h15 Introduction
Une brève histoire du goût, de l’Homo habilis au mangeur du XXIe siècle
E. Birlouez - EPISTEME

9h15 - 11h00 Session 1 - Le goût d’après les sciences

Des goûts et des couleurs : approche sociologique de la gustation des végétaux
J-P. Corbeau - Université de Tours

L’arôme, la saveur, la flaveur : que nous apprend la science sur l’origine du goût des fruits & légumes ?
T. Thomas-Danguin - CSGA-Inra

Détermination et transmission du goût : importance des expériences précoces
S. Issanchou - CSGA-Inra

Effet des pratiques alimentaires précoces sur la consommation ultérieure des fruits & légumes : que disent les études de cohorte ?
B. De Lauzon-Guillain - Inserm

11h00 - 11h20 Pause fruits et café

11h20 - 13h00 Session 2 - Le goût d’après les consommateurs

Evolution de l’attention portée au goût et du sens accordé à la qualité de l’aliment
P. Hebel - Crédoc

Des goûts et des consommateurs
B. Chevassus-au-Louis - Ministère de l’Agriculture

Attentes gustatives des jeunes consommateurs en pommes et en fraises
P. Vaysse - Ctifl

Enquêtes : Fruits d’été en points de vente et F&L en restauration scolaire
C. Pernin - CLCV

13h00 - 14h15 Déjeuner

14h30 - 16h00 Session 3 - Le goût d’après la filière fruits et légumes

Quelles approches pour gérer la qualité gustative des fruits : un enjeu pour la filière ?
B. Gleizer - Ctifl / J. Joas - Cirad

Evolution du goût des légumes ces 30 dernières années
S. Mabeau - Vegenov

L’expression de la qualité gustative dans les fruits et légumes sous SIQO
M-L. Molinier - INAO

16h00 - 17h30 Table ronde : « Le goût, une valeur ? »

Introduction : Leviers de création de valeur : pour qui et avec quels outils ?
D. Scandella - Ctifl

Débat : Animé par M. Lesggy - Animateur de e=m6
Avec : V. Battafarano - CCC Paris Ile de France - 3CERP
B. Chevassus-au-Louis - Ministère de l’Agriculture
A. Delahaye - Productrice de légumes - Aprifel
J-L. Gérard - DGCCRF
H. Pluvinage - Producteur de fruits - Ctifl
P. Roux - DG Sanco - CE

17h30 - 18h00 Conclusions - B. Chevassus-au-Louis

18h00 - 19h00 Cocktail de clôture


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Les conclusions de la journée

Le goût ne pourra devenir une valeur stratégique que si son identification en rayon est réussie et sa différenciation gustative suffisamment marquée et pérennisée pour permettre la fidélisation du consommateur. Plusieurs pistes ont été soulevées à savoir la segmentation, les accords interprofessionnels et les signes de qualité.

La maîtrise du goût c’est l’affaire de tous :


Vidéo

La qualité sanitaire des fruits et légumes : entre perception et réalité - 23 octobre 2012


Introduction du CSA

Les peurs alimentaires ont de réels impacts sur le comportement du consommateur, sur l’économie d’un pays et sur ses acteurs politiques. La dernière crise E.Coli illustre parfaitement comment une peur alimentaire a jeté un discrédit total sur un produit non concerné (le concombre) et a conduit plus généralement à une baisse de la consommation des fruits et légumes. La chute des ventes a engendré une crise économique au sein de la filière déclenchant des prises de positions politiques aussi bien au niveau national qu’européen : outre les mesures d’urgence déployées, l’Europe s’est trouvée contrainte d’allouer un budget conséquent (2012-2014), dédié à rétablir une information de nature à redonner des repères au consommateur européen.

D’une manière générale, si le consommateur s’inquiète de certains risques alimentaires, il ne semble pas suffisamment informé pour être à même d’analyser les différents risques microbiologiques, chimiques (résidus de produits phytosanitaires, polluants, contaminants, additifs et auxiliaires de technologie) et nutritionnels. Sa principale préoccupation est la menace que représente toute contamination pour sa santé. Le risque lié à la sécurité des aliments ne doit pas occulter les conséquences pour la santé d’une alimentation inappropriée telles que l’obésité, les maladies cardio-vasculaires ou encore le diabète et certains cancers.

D’une manière générale, le consommateur attribue la responsabilité des risques alimentaires aux acteurs de la filière ou à des éléments extérieurs. Par contre, concernant les risques ou les conséquences d’une alimentation inappropriée, le consommateur semble les attribuer à ses propres choix.

Par conséquent, fournir une information claire et transparente sur tous les types de risques alimentaires est une nécessité évidente pour consolider la confiance du consommateur à l’égard des aliments et de son alimentation. Cette information sera d’autant plus percutante qu’elle intégrera la perception du risque, facteur déterminant dans le choix du consommateur.

Ainsi, et dans le cadre des journées d’informations prévues par le projet européen, Aprifel propose de consacrer la première journée à la qualité sanitaire des fruits et légumes, tout en prenant en considération les aspects nutritionnels. Cette journée réunit consommateurs, professionnels de la filière de la santé, institutionnels, scientifiques et médias afin d’échanger autour des risques avérés et perçus.

Le Comité Scientifique de l’Aprifel


Programme de la journée

Rencontre d’information du 23 octobre 2012
Cercle des Armées- 8 place Saint Augustin- 75008 Paris

8h00 : Accueil

8h45-9h00 : Ouverture
A. Delahaye, S. Barnat, E. Poudelet

9h00 - 9h40 : Session introductive

9h00 - 9h30 : Animal vs végétal : Peurs et risques alimentaires
C. Fischler – IIAC- Centre Edgar Morin
M. Merdji – Audencia Nantes

Questions/réponses

9h50-12h10 : Session 1 - La réalité des risques sanitaires et de santé

9h50-10h10 : Hiérarchisation des risques chimiques dans l’alimentation
A. Périquet - Université de Toulouse

10h10-10h40 : Risques microbiologiques dans les fruits et légumes
Toxiinfections liées à leur consommation
M. Catteau –Institut Pasteur Lille

Risques microbiologiques et éléments de prévention
C. Nguyen The - Inra –Avignon

Questions/réponses

11h00-11h20 : Pause fruits

11h20- 12h00 : Risques liés aux déséquilibres alimentaires
Les fruits et légumes et la santé : qualité nutritionnelle ou quantité ?
JM Lecerf - Institut Pasteur Lille

Déséquilibres alimentaires et maladies non transmissibles : nos certitudes
C. Bollars - OMS

Questions/réponses

12h10 – 12h50 : Session 2 - La quantification du risque alimentaire

12h10-12h25 : De l’analyse des risques aux analyses bénéfices/risques : une fausse bonne idée ?
B. Chevassus –au– Louis – Ministère de l’Agriculture

12h25-12h40 : Peut-on définir une échelle des risques ?
A. Martin – Université Lyon

Questions/réponses

13h00- 14h20 : Déjeuner

14h30 – 15h20 : Session 3 - La perception des risques
14h30 –14h50 : Alimentation et perception des risques : une perspective européenne
A-L. Gassin – EFSA

14h50- 15h10 : Evolution de la perception des risques sanitaires en France
P. Hebel – CREDOC

Questions/réponses

15h20 – 16h10 : Session 4 - Exemples de démarches de la filière Fruits et légumes

15h20-15h40 : Guide des Bonnes Pratiques d’Hygiène Fruits et Légumes frais non transformés
A. Vernède – CTIFL

15h40-16h00 : Fel Partenariat : la démarche qualité des professionnels
C. Joannes - POMONA, P. Prud’homme - SAS ROBERT

Questions/réponses

16h10 -17h10 : Table ronde - La qualité sanitaire des F&L : entre expertise scientifique et politique publique
cliquez ici
Animateur : Rémi Mer
Avec :
P. Dehaumont – DGAL
N. Homobono – DGCCRF
M. Mortureux – ANSES
Ch. Pernin – CLCV
E. Poudelet - CE- DG SANCO

Questions :

  1. En période de crises, les repères classiques sont perdus. Quel bilan faites-vous de la crise E. Coli passée ? Cela vous a-t-il amené à changer le dispositif d’évaluation et/ou de gestion des risques attenants aux F&L ?
  2. Dans votre secteur, quelle place occupe l’expertise scientifique dans l’établissement d’une politique publique ? Cette expertise répond-elle à vos attentes ? Quel pourrait être le rôle de l’expert partenaire de la filière et les limites de sa participation ?
  3. La consommation des F&L est un enjeu majeur qui concerne plusieurs autorités publiques. Comment les autorités sont-elles coordonnées à l’échelle nationale et européenne ? Comment améliorer cette coordination ?
  4. La communication sur les risques : quels émetteurs ; quelle crédibilité ?

17h10-17h30 : Conclusions : B. Chevassus-au-Louis, A. Périquet
17h30-18h00 : Signature Convention FEL Partenariat - DGCCRF 2013-2015 – Cocktail de clôture


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Conclusion

- Restaurer la confiance des consommateurs en analysant, en premier lieu, leur perception vis-à-vis des fruits et légumes car la perception, c’est la réalité ! En effet, les consommateurs craignent moins les risques dont ils pensent avoir la maîtrise (risques chimiques vs obésité).

- Rompre le clivage entre « Producteur et Consommateur de Risques » : accompagner le consommateur à devenir « consom’Acteur » contribuant à la maîtrise des risques sanitaires.

- Les fruits et légumes sont reconnus par toutes les autorités publiques pour être qualitativement et quantitativement bénéfiques pour la santé. Manger plus de fruits et légumes en tout état de cause, c’est bon pour la santé !

- La gestion du risque sanitaire est l’affaire de TOUS : le risque zéro n’existe pas. La sécurité alimentaire, concerne aussi le consommateur pour qui le respect des Bonnes Pratiques d’Hygiène est essentiel.

- Sensibiliser le consommateur au repositionnement de l’image de la science qui a toujours été un système d’interrogations et de doutes, et non de certitudes.

- L’adoption de positions claires et le renforcement des stratégies de communication des instances expertes de veille et de sécurité sanitaire sont un gage de confiance pour le consommateur.


Vidéo